Les origines de Lacanche

Et pour commencé un peut de lecture sur l’histoire de ce village extrait de : Encyclopédie de la Côte-d’Or de l’abbé Denizot 1866

Encyclopédie de la Côte-d'Or de l'abbé Denizot 1866

Lacanche : commune et paroisse avant 1789, du bailliage de Beaune, subdélégation d’Arnay-le-Duc, du diocèse d’Autun. A présent fait partie de l’arrondissement de Beaune, canton d’Arnay, du diocèse de Dijon.

Lacanche se trouve sur la route  de Paris à Chambéry (dit route royale) par Arnay et Chagny.

En latin, Cancha. En vieux Français, et en patois, La Coinche.

Ils s’agit d’un territoire en montagnes, les bois en occupent près de la moitié, les terres labourables le reste. La petite rivière de La Canche traverse le Finage (le finage correspond à l’étendue d’un territoire villageois)  et le village près du quelle elle forme un vaste étang. De plus quelques sources ou fontaines sans aucune importance.

En la dernière moitié du XIIIème siècle, La Canche apparaît dans les titres de l’abbaye de La Ferté, 1276. En 1303 la seigneurie est à Richard de Montbéliard,  sire d’Antigny,  puis aux de Joigny, puis aux Mâlain, que l’on trouve vers 1470, se voient encore autour de 1660. En 1684, Benoît de Fussey acquit par son mariage avec Antoinette de Mâlain. En 1713, Jean Quarré, seigneur de Mypont. En 1715, Yolande de Charlotte de St-Martin, dame de Coraboeuf

 En 1738 Sylvestre, marquis de Spada (En 1737, après mariage avec l’héritière Saint Martin, Sylvestre de Spada, puis son fils Charles de Spada sont seigneurs des lieux).

En 1756 Jean-Marie Perreney, par son mariage avec Etiennette Lorenchet qui avait acquis des Spada. Enfin, Richard de Curtil (En 1763, Charles de Spada vend la demeure à Jean-Baptiste Richard de Curtil qui est alors, écuyer, seigneur d’Ivry, Coraboeuf, Bligny, Curtil, Cussy-la-Colonne, Lacanche et mousquetaire de la garde du roi).

Mousquetaire du roi vers 1730-50

Tenue d’un mousquetaire de la garde du roi

Il y avait un château (construit en l’an 900) à La Canche, qui n’était pas sans quelque importance, parait-il ; car en 1595,Les Ligueurs ( Désigne un terme issu de la renaissance, associé au soutien du catholicisme) 
s’en emparèrent. Ils n’y restèrent pas longtemps ; et aussitôt qu’ils l’eurent évacué, le maréchal de Biron donna ordre de le démanteler. Et il n’en reste plus rien à présent.

Charles De Gontaut Duc De Biron

Château de Lacanche
Dessein Ed.Moingeon parue dans « Lacanche des origine à l’an 2000 »

Depuis longtemps, dès avant 1630 à coup sûr, il y a eu à La Canche forge et fourneau. A la fin du siècle dernier M.Richard les fit reconstruire et agrandir ; ce qui amena l’augmentation du prix du bois dans les environs. C’est pourquoi en 1789 la commune d’Arnay demanda la suppression de ces usines, dont le rétablissement en 1770, est-il dit dans la délibération, après un chômage de près d’un siècle, n’avait été autorisé, au grand détriment de la ville et de la région, que sur un avis de complaisance en faveur du seigneur. Mais, nonobstant tout, les usines furent conservées. Si la forge à disparu vers 1861, devant une mesure générale à toute la France, le fourneau est toujours là, prospère. On y fabrique des fontes, pots, marmites, divers ustensiles, instruments aratoires (En agriculture, un instrument aratoire est un outil ou une machine qui sert au travail du sol, c’est-à-dire à l’ameublir)

Il est alimenté par les eaux du vaste étang augmentées de celles de l’étang de Rouhey (sur Thomirey) Courtépée (L’Abbé Claude Courtépée, né le 23 janvier 1721 à Saulieu et mort le 11 avril 1781, est un historien français) dit que ces usines occupaient, de son temps plus de soixante ouvriers. Entre autres propriétaires, depuis la révolution de 1789, nous citerons M. Gros, de Chalon, qui les acheta à la révolution même ; et, après, dans notre siècle, les Caumartin, les Coste.

La population de La Canche était en 1391 de douze feux ( Le terme feu (du latin focus, le foyer) figure : (le logement familial) (dont 8 serfs Au Moyen Âge solvables et 4 misérables ), un serf (est un paysan qui a une situation particulière vis-à-vis d’un maître ou seigneur. Le serf n’est pas libre de sa personne et est lié corps et biens à son seigneur ; mais ce dernier ne dispose pas sur lui du droit de vie ou de mort)
 en 1431 de cinq feux (dont 2 serfs solvables, 2 misérables et un mendiant) ; en 1470, de treize feux serfs ; vers 1840, de six cent vingt âmes ; actuellement (1866) de six cent quarante-cinq.

Il y a quatre foires : 12 février, 15 avril, 15 juin, 21 décembre. Une compagnie de sapeurs-pompiers ; Une Fanfare. Une école de filles tenue par des religieuses.

Les Ecarts (Agglomération secondaire d’une commune, formant souvent un hameau) ou Dépendances quelconques sont :

Serve  ; hameau, en 1303, on écrivait selves. Autrefois appartenait à Saint-Pierre-en-Vaux ; mais aujourd’hui cette commune n’y a plus que deux ou trois maisons. En 1391, il y avait six feux cerfs ; en 1431, cinq ; en 1470, dix (on trouve écrit alors la Serve) ; vers 1780  vingt-et-un. Toujours de la même seigneurie que La Canche ; en dernier lieu appartenait à M. de Cussy.

Les Baraudins. C’est le nom de trois fermes, sur les limite du finage d’Antigny-la-Ville ;

Les Volots. La  Marèche.  Un moulin à vent disparu.

Jusqu’à notre siècle La Canche a dépendu de la paroisse d’Antigny-la-Ville. Vers 1740 M.de Spada construisit dans le village même une chapelle dédiée à St Joseph et y fonda une Chapellenie (Une chapellenie est un bénéfice procuré à un chapelain, par un acte de fondation effectué par un fidèle souvent lors d’un testament)

Dessein Ed.Moingeon parue dans "Lacanche des origine à l'an 2000"

Dessein Ed.Moingeon parue dans « Lacanche des origine à l’an 2000 »

Cela suffisait pour satisfaire à la piété de la population, alors peu considérable; mais vers 1841, la chapelle demandant des réparations et étant devenue trop étroite, Mm Caumartin bâtit l’église actuelle sous le vocable de St Etienne. Toutefois, vu la mauvais saison pour les réjouissances publiques, les habitants ont choisi de leur chef l’Assomption pour fête patronale, qui est, celle de l’ancienne paroisse d’Antigny. La Canche a été érigée en cure vers 1872.

L'église de Lacanche
Mme Caumartin fit bâtit l’église actuelle sous le vocable de St Etienne
L'abbé FORNEROT premier curé de Lacanche, s'installe le 24 août 1872 à 1874
Photo envoyer par Coralie Chevalier – L’abbé FORNEROT premier curé de Lacanche, s’installe le 24 août 1872 à 1874